Santé

Essai clinique – NIVOLEP – NAHON Pierre – AP-HP – Hôpital Jean Verdier

Essai clinique – NIVOLEP

Acronyme : NIVOLEP

Investigateur coordonnateur : NAHON Pierre

Centre coordonnateur : AP-HP – Hôpital Jean Verdier

Titre : Traitement néoadjuvant et adjuvant par immunothérapie (nivolumab) chez les patients atteints de CHC traités par électroporation en intention curatrice : Etude prospective multicentrique française de phase 2. (NIVOLEP)

Description 

Dans le cadre de la prise en charge de votre carcinome hépatocellulaire (CHC) et après discussion de votre dossier au cours de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire « Tumeurs Primitives du Foie » du centre ou vous êtes suivi, il a été décidé avec l’accord de votre médecin référent, que le traitement le plus approprié pour vous est l’électroporation (EP).
Cette technique consiste à introduire à travers la peau et sous anesthésie générale plusieurs aiguilles-électrodes dans le ou les nodules de CHC situé(s) au sein du foie afin de le ou les détruire sans source thermique. L’effet thérapeutique sur les zones malades est obtenu par l’application d’un champ magnétique, ceci entraine la mort cellulaire.
L’avantage de cette technique est qu’elle fait partie des techniques d’ablation percutanée, qui sont les seules approches curatives non chirurgicales du CHC.
En raison de son excellente tolérance, les ablations percutanées représentent aujourd’hui en France près de 70% du traitement curatif de première intention des tumeurs, l’electroporation étant la technique la plus récente. Son apport est particulièrement intéressant pour traiter les lésions proches des vaisseaux du foie ou des canaux biliaires car cette technique non thermique permet d’éviter de les léser. En outre, l’électroporation peut avoir un effet d’immunomodulation, c’est à dire diminuer les réponses excessives ou, à l’inverse, à renforcer les réponses insuffisantes du système immunitaire au contact des lésions traitées et ainsi favoriser la réponse anti-cancéreuse naturelle du patient.
Parallèlement, le développement de nouvelles molécules pour le traitement du CHC, en particulier l’immunothérapie, semble donner des résultats prometteurs.
L’immunothérapie est un principe de traitement qui utilise le système immunitaire du patient (les moyens de défense naturelle de l’organisme) pour éliminer ce qui cause la maladie. En l’occurrence, s’agissant du cancer, il s’agit de détruire les cellules cancéreuses par le système immunitaire du patient. Pour cela, il faut neutraliser le système de défense des cellules cancéreuses. Une molécule, le Nivolumab, a montré une efficacité clinique dans plusieurs types de cancer (prostate, rénal..) et est utilisé depuis peu, aux états Unis, pour le traitement du CHC évolué comme c’est le cas pour vous

Type de recherche : RIPH Cat.1

N° d’enregistrement Clinical Trials : https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT03630640

Contact : URC St-Louis – Lariboisière (HUSLS)